Maladies infantiles
La roséole
La roséole est aussi appelée la "fièvre des trois jours". Une forte fièvre (39°-40°) qui dure trois jours est suivie d'une éruption de petites taches roses discrètes

Symptômes
La roséole appelée aussi “fièvre des trois jours” est consécutive à une forte fièvre (39°-40°) qui dure trois jours. Cette maladie associé aux herpès génère une réaction cutanée avec l’éruption de petites taches roses discrètes. Ces tâches ou boutons rosés apparaissent dans le bas du dos, le cou et les aisselles. Les boutons disparaissent au bout d’un ou deux jours sans laisser de traces apparentes.
Contagion
Son mode de transmission est inconnue et aucune contagion n’est recensée.
Cette maladie touche principalement les enfants de moins de 2 ans.
Risques
Il n’y a pas de risques majeurs, la maladie disparaisse au bout de trois jours maximum.
Que faire
Surveillez tout de même d’éventuelles évolutions des éruptions cutanées. Si les boutons tardent à partir ou bien si la fièvre est toujours présente, consultez votre pédiatre.
Prévention
Pas de vaccins, pas de précautions particulières.
Conseils
En dehors d’un accès de forte fièvre, il ne faut pas s’affoler : la roséole (appelée encore “sixième maladie” ou exanthème subit) est sans conséquence.
Une étude prospective de cohorte vient détailler l’infection par l’HHV-6 chez l’enfant. Le virus est très fréquent puisque 77 % des enfants étaient infectés à deux ans. L’infection est le plus souvent symptomatique mais les auteurs n’ont noté une roséole que dans 23 % des cas.
Cette étude est présentée par Zerr et collaborateurs dans le NEJM du 24 février. Leur objectif était de suivre et de caractériser l’acquisition de l’herpès virus 6 (HHV-6) au sein d’une cohorte de 277 enfants suivis depuis la naissance. La recherche du virus était effectuée par PCR sur des prélèvements de salive.
A l’âge de 12 mois, 40 % des enfants étaient infectés par le HHV-6. Le chiffre atteignait 77 % à deux ans. La plupart des infections étaient symptomatiques (fièvre, agitation, diarrhée), 40 % d’entre elles amenant à consulter. Une roséole était retrouvée dans 23 % des cas. Il n’y avait pas d’association entre l’infection par le HHV-6 et le risque de convulsion. Un des principaux facteurs de risque d’acquisition du virus était la présence de frères et sœurs.
Source : NEJM 2005; 352:768-776 – caducee.net